La commission nationale du Droit international humanitaire a organisé, en partenariat avec la commission régionale des droits de l’homme de Tanger et le comite international de la Croix roue , un séminaire de formation sur « le droit international humanitaire et les défis de sa mise en œuvre » , et ce vendredi 05 juillet 2019 à l’hôtel Solasur à partir de 09H00 .
Ce séminaire de formation, s’inscrit dans le cadre de la contribution du Conseil national des droits de l’Homme et de ses commissions régionales au programme de soutien et de développement des compétences des intervenants dans le domaine du droit international humanitaire , conformément aux dispositions de l’article 2 de la loi no 76-15, relative à la réorganisation du Conseil national des droits de l’Homme.
Cette session de formation a été encadrée par le magistrat Omar El Mekki , coordonnateur juridique régional du comité international de la Croix rouge pour l’Afrique du Nord et le Moyen Orient et le conseiller Charif Athlam , expert régional du droit international humanitaire , Mme Majida Zyani, professeure à Dar Al Hadith Al Hassania et experte en droit international humanitaire.

Mme Farida Khamlichi, présidente de la commission nationale du droit international humanitaire, a souligné , dans une déclaration à l’agence Maghreb Arabe Presse, que l’organisation de ce séminaire de formation au profit d’acteurs de la société civile de Tanger, Tétouan , Chefchaouen, Ouezzane et Larache, revêt une grande importance au regard au rôle que commencent à jouer de nos jours, les organisations de la société civile , surtout au vu de la place que leur est conférée dans la Constitution de 2011.
Les organisations de la société civile, a-t-elle ajouté, disposent en effet de compétences , de moyens et d’aptitudes qui en font un acteur essentiel de nos jours, de telle sorte qu’elles peuvent contribuer substantiellement à la diffusion des règles juridiques qui encadrent les droits et les obligations , en particulier la vulgarisation du droit international humanitaire et la diffusion de ses dispositions . Ces organisations, a-t-elle ajouté, apportent « une contribution qualitative à l’effort national en matière d’application du droit international humanitaire ».
Pour sa part, Salma Tod, présidente de la commission régionale des droits de l’Homme de Tanger, a fait observer que « les règles et dispositions du droit international humanitaire s’appliquent dans les situations de conflits armés, et obéissent également aux stipulations des quatre conventions de Genève et protocoles annexes ». Elle a rappelé , à cet égard, que le Maroc a « ratifié toutes ces conventions avec leurs protocoles , tout comme il s’est engagé à assurer la diffusion des règles et dispositions du droit international humanitaire et à vulgariser ses dispositions, à travers un effort de sensibilisation et de formation des citoyens , via les potentialités de la société civile ».
Elle a affirmé qu’il existe « une relation d’interaction et de complémentarité entre le droit international humanitaire et les législations relatives aux droits de l’Homme qui généralement sont applicables en temps de paix» , faisant remarquer qu’en revanche, « la complexité des conflits et la difficulté de marquer une ligne claire entre conflits internationaux et conflits internes a rendu difficile de faire la part entre l’application du droit international humanitaire et les législations en matière de droits de l’homme , ce qui rend d’autant plus impératif l’effort de sensibilisation et l’encouragement au respect de leurs dispositions tous ensemble ».

Les travaux de la session de formation se sont articulés autour de quatre axes , en l’occurrence la définition du droit international humanitaire et sa relation avec les droits de l’Homme , les mécanismes de respect du droit international humanitaire et le rôle de la justice nationale , le mouvement international de la Croix rouge et le rôle du comité international de la Croix rouge et enfin, les défis posés au droit international humanitaire dans le monde d’aujourd’hui.